Dans le cadre de mon mémoire, j'interroge la place de la pratique de la main, du "faire" et de la notion d'action dans notre quotidien. En quoi avoir un rapport concret à la matière est-il indispensable à la faculté de penser? Comment nos gestes et nos actions nous permettent-ils d'avoir un sens pratique des choses ?
Je ne souhaite pas réellement critiquer la domination du travail intellectuel sur le travail manuel mais, au delà de la simple manipulation habile, je veux mettre en avant le travail manuel comme pratique indispensable à la capacité de développer une pensée « flexible ». Cela en abandonnant une vision habituelle de la connaissance, qui a toujours été une filiation de l’intellectualisation vers le "faire", et en démontrant que ça peut être aussi le "faire" qui mène à penser dans le cas d’un projet. C’est par le "faire" que l’on apprend à savoir. L'apprentissage mène a deux notions : la méthode et l’expérience, et demande une certaine discipline vers une pratique personnelle pleine de liberté.
La curiosité de nos mains est le climat dans lequel elles prennent progressivement possession du monde. Pour moi, la pratique manuelle est la manière dont nous prenons connaissance de notre environnement.
réponse obligatoire
Question 1
Question 2
Question 3
Question 4